
Un reportage photographique d’auteur. Novembre 2026.
Dans le pays qui a fait de la cohabitation entre humains, animaux et nature sa marque d’État, deux peuples autochtones aux du Costa Rica destins opposés — les Bribri de Talamanca et les Maleku du Nord — nous aident à poser une seule question : que veut dire, aujourd’hui, vivre ensemble ?
Ce n’est pas un reportage sur un peuple lointain. C’est le récit d’une rencontre.
Le projet
Cohabiter est le septième chapitre d’un cycle photographique que l’auteur Rémi Chapeaublanc poursuit depuis quinze ans, du Népal à la Mongolie, sur les liens entre populations autochtones, tourisme global et rapport au vivant. L’équipe a déjà mené des actions similaires, notamment auprès d’un camp de réfugiés tibétains et de la tribu des Tsaatan en Mongolie (série « Le dernier Tsaatan », 2017) — un travail dont elle prévoit de mesurer l’évolution en retournant en Mongolie l’année prochaine, dix ans après. Le Costa Rica marque une nouvelle étape de cette même démarche, cette fois en Amérique latine.
Le Costa Rica a aboli son armée en 1948 pour investir dans l’éducation et l’environnement. Il protège aujourd’hui environ un quart de son territoire et abrite près de 6 % de la biodiversité mondiale sur 0,03 % de la surface terrestre. Mais derrière la vitrine « Pura Vida », le pays compte aussi 24 territoires autochtones pour 8 peuples — environ 114 000 personnes — installés à la frontière des forêts les plus riches du pays et d’un tourisme en pleine expansion.
Cohabiter dit la promiscuité plus que l’harmonie, l’ajustement plus que la fusion, la négociation plus que la communion. Ce projet ne prétend pas s’effacer pour saisir un peuple « comme il est » : il montre la rencontre. L’actrice Marinelly Vaslon accompagne l’équipe et incarne, devant l’objectif, le regard du voyageur en immersion.
Les Bribri — Talamanca, côte Caraïbe
Peuple autochtone le plus nombreux du Costa Rica (les estimations vont d’environ 10 000 à 17 000 personnes), les Bribri vivent dans la région de Talamanca, sur le versant caraïbe. Leur société est matrilinéaire — un trait rare en Amérique latine — et le chamanisme awá y est toujours pratiqué.
Avec des opérateurs comme l’ATEC et Aventuras Naturales Yorkín, les Bribri ont bâti un modèle de tourisme communautaire qui leur permet de négocier les termes de leur visibilité. Dans le projet, ils sont l’entrée : un peuple qui a appris à maîtriser le regard extérieur.
Les Maleku — Llanuras de Guatuso, Nord
Environ 600 personnes. Les Maleku comptent parmi les peuples autochtones les plus menacés du Costa Rica. Leur territoire, réparti en trois communautés (Margarita, Tonjibe et El Sol), borde le volcan Arenal et le Río Celeste — hauts lieux touristiques du pays.
Leur stratégie de survie culturelle passe par une réappropriation du tourisme, non plus subi mais accueilli à leurs conditions. Dans le projet, les Maleku sont le cœur : là où la question de la transmission devient une urgence.
La langue, au casque
La langue maleku — le maleku jaíka — appartient à la famille chibcha. Elle est classée « sévèrement en danger » par l’Atlas UNESCO des langues en danger, qui estime qu’au moins 40 % des langues parlées dans le monde sont aujourd’hui menacées.
Le projet comporte un volet sonore inédit : des locuteurs maleku enregistrés réagissant, dans leur langue, aux photographies. En exposition, ces voix seront diffusées au casque devant chaque portrait, avec leur traduction. L’archive sonore sera ensuite restituée aux écoles des communautés.
Une exposition affichant le logo de la Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032).
Notre démarche éthique

- Consentement libre, préalable et éclairé pour chaque personne photographiée, formalisé par écrit — et autorisation parentale écrite obligatoire pour tout mineur.
- Distinction claire, dans toute publication, entre les portraits de Marinelly Vaslon et ceux des membres des communautés.
- Contribution négociée en amont avec les Associations de Développement Intégral, au bénéfice d’un projet choisi par la communauté elle-même.
- Respect des lieux et cérémonies interdits aux étrangers : nous ne photographions que ce à quoi nous sommes explicitement invités.
- Restitution : tirages offerts aux familles photographiées, images et sons mis à disposition des communautés après l’exposition.
L’équipe

Rémi Chapeaublanc — photographe-auteur, direction artistique. Autodidacte, ancien ingénieur en bio-informatique, cofondateur de Lense.fr, représenté par la VOZ’Galerie. Auteur des séries Touriste, Gods & Beasts, Night & Felt, Laos ethnic, Riding the silent storm et Le dernier Tsaatan. Lauréat du Festival de Montier-en-Der et de Photocollection en 2012, prix du public des Nuits Photographiques pour le film ZERO, finaliste de la Bourse des Amis du Musée Albert-Kahn en 2018.
Mikael Roux — photographe, président de l’association, direction de production. Coordination générale et relations avec les financeurs et les partenaires.
Marinelly Vaslon — présence narrative. Actrice (Alliés, L’air de la mer rend libre, Divertimento), elle incarne devant l’objectif le regard du voyageur en immersion.
Calendrier et expositions
Mai à octobre 2026 : pré-production — autorisations, permis de tournage, financements. Novembre 2026 : mission de reportage, six jours utiles répartis entre les deux communautés. Décembre 2026 à mars 2027 : post-production, édition, tirages. Printemps 2027 : expositions gratuites.
Des expositions gratuites sont envisagées au printemps 2027 dans plusieurs villes, dont Paris, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt et Arras. Lieux et dates précises en cours de discussion — informations pratiques à venir.
L’association Coup de Flash
Coup de Flash est une association loi 1901 fondée en 2012, sans salarié, entièrement bénévole. Elle produit, diffuse et valorise des reportages photographiques et audiovisuels à caractère culturel, éducatif et humaniste, autour de trois axes : les peuples autochtones et méconnus, le rapport aux touristes et au regard extérieur, le rapport homme-animal.
Tous ses reportages sont diffusés librement et gratuitement. Après une mise en veille entre 2020 et 2024, l’association a repris son activité éditoriale en 2025.
Soutenir le projet

Cohabiter est porté par l’association Coup de Flash, sans salarié et entièrement bénévole. Tous nos reportages sont diffusés librement et gratuitement. La campagne de soutien est ouverte et toute aide est la bienvenue. Vous pouvez suivre l’avancée du projet ou nous écrire pour un partenariat ou un mécénat via le formulaire de contact.
Contact
Association Coup de Flash — Mikael Roux, président.
contact@coupdeflash.com
06 19 05 94 04
66 rue de l’Égalité, appartement 1502, 92130 Issy-les-Moulineaux.
Ce projet n’a pas encore eu lieu : la mission de terrain est prévue en novembre 2026. Cette page sera enrichie de photographies, d’enregistrements sonores et d’informations pratiques d’exposition au fil de son avancement.
