mardi, mars 31, 2026

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SOLARIA, LA NOUVELLE ADRESSE QUI VOUS FORCE (GENTIMENT) À VOUS POSER RUE SAINT-HONORÉ

Rue Saint-Honoré, on a l’habitude de courir plus vite que son café qui refroidit. Depuis mi-mars, au 154, une nouvelle adresse a décidé d’appuyer sur pause : Solaria, pâtisserie lumineuse, douce, et suffisamment confortable pour vous faire rater votre prochain rendez-vous. On y entre pour « juste un flan » et on se retrouve 45 minutes plus tard à refaire sa vie dans un fauteuil, une part de Paris-Brest à la main.

Jeanne, CV de palace, ambiance maison de famille

Derrière Solaria, il y a Jeanne, formée à Ferrandi, passée par Le Meurice et le Plaza Athénée, bref le genre de parcours qui rend votre gâteau au yaourt soudain très humble. Sauf qu’ici, pas de nappes blanches amidonnées ni de voix chuchotées façon lobby d’hôtel : Jeanne a voulu un lieu où l’on se sent vraiment chez soi, mais avec un frigo nettement mieux rempli que celui de votre coloc. Inspirée par ses souvenirs d’enfance à pâtisser en famille, elle transforme ses années de rigueur en cuisine étoilée en une maison ouverte, exigeante mais jamais intimidante.

Anti-pâtisserie-minute, pro-pause assumée

Solaria est née d’une question simple : que devient l’émotion du dessert une fois la porte de la boutique franchie ? Ici, elle ne finit pas dans un tupperware. Le lieu se déploie en deux ambiances : tables pour rendez-vous sérieux (ou pour faire semblant de travailler), fauteuils bas et assises cosy pour ceux qui viennent juste « prendre l’air » et se retrouvent à commander un deuxième café. La lumière naturelle, les matières chaleureuses et les lignes épurées composent cette parenthèse très 1er arrondissement, mais sans l’attitude : du café-viennoiserie du matin au goûter du week-end, tout est pensé pour vous faire oublier l’heure… et votre boîte mail.

Les classiques qui ne jouent pas les stars (mais volent la vedette)

Côté assiette, Solaria fait partie de ces adresses qui savent se tenir : la carte parle classique français, mais avec un accent contemporain. On retrouve un flan vanille et un flan chocolat qui ont clairement fait de la musculation de texture, un Paris-Brest amande–noisette qui coche la case « généreux mais maîtrisé », un Saint-Honoré vanille caramel qui respecte son quartier, une tarte citron yuzu–thym pour ceux qui aiment que ça pique un peu, une forêt noire griottes–kirsch et une pavlova exotique pour voyager sans sortir du fauteuil. À côté, la team réconfort : banana bread, carrot cake, cake aux pommes, matcha–framboise, le genre de douceurs qui justifient très bien un « je reste encore cinq minutes ».

Café pointu, matcha sérieux et smoothies très 2026

Parce qu’un dessert sans boisson, c’est un peu un Netflix sans wifi, Solaria soigne la tasse. Café de spécialité préparé avec attention, matcha sélectionné pour son intensité (celui qui vous rappelle que l’eau chaude ne suffit pas), et grands classiques réconfortants côté boissons chaudes. Pour ceux qui ont promis d’« être raisonnables », des smoothies à composer viennent sauver la mise, dopés à la maca, à la spiruline ou au collagène, histoire de pouvoir dire « c’est healthy » la bouche pleine de pavlova. À midi, le lieu bascule sur une offre simple mais efficace : salade, quiche ou bun, pour transformer la pause sucrée en plan déjeuner sans changer de décor.

Coordonnées pour ne plus « tomber dessus par hasard »

Solaria a ouvert ses portes le 20 mars 2026 au 154, rue Saint-Honoré, 75001 Paris. On y passe du mardi au vendredi de 8h à 18h, et le week-end de 9h à 18h, avec un lundi de repos bien mérité (le flan aussi a besoin de récupérer). Sur place ou à emporter, l’adresse coche toutes les cases de la pâtisserie de 2026 : exigeante sans snobisme, chaleureuse sans chichis, calibrée pour qu’on dise « je repasserai », et pas seulement « c’était joli en vitrine ». Une pâtisserie solaire, littéralement et dans l’assiette, où l’on vient pour un dessert… et où l’on finit par rester pour le lieu.

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